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Office au Pavillon de l'Arsenal

Voilà quelques idées d’architecture, récoltées auprès de Kersten Geers, de l’agence Office (Bruxelles), qui intervenait au Pavillon de l’Arsenal le 19 mars.

1/ L’architecture crée la frontière.

C’est donc une puissance qui n’est pas forcément véhicule du partage et de l’ouverture, mais qui est malfaisante. Elle crée la différence et la hiérarchie, qui sont à penser avec précautions.

L’architecture influence l’appréciation d’un territoire.

 

2/ L’architecture crée l’ambiguïté, elle est entre le vrai et le faux. Elle développe un périmètre qui va permettre de négocier autre chose. En quelque sorte, toute seconde lecture d’un bâtiment implique un mensonge préalable.

 

3/ L’économie de moyens est une valeur. La beauté n’implique pas forcément un prix élevé.

Avec une technique de construction basique, c’est en soignant les finitions et les matériaux qu’on peut créer le doute sur la qualité du produit, donner l’air fancy.

 

4/ Dans un monde de plus en plus urbain, l’habitation devient une question d’intérieur. L’intérieur s’apprécie par les mesures et par la séquence. Il s’agit de maximiser l’espace, de densifier.

Aussi, c’est être éco-responsable que de chercher à vivre ici, c’est-à-dire à s’implanter dans un lieu pour rendre le site, et la maison, désirables. C’est là une pensée hédoniste de la durabilité.

 

5/ La chambre est le rôle n°1 de l’habitation.

La relation avec le territoire voisin est aussi à penser puisqu’il appartient aussi, indirectement, à l’espace de la parcelle.

Après ces petites leçons d’architecture, l’intervenant présente un projet d’extension de maison à Bruxelles.

 

 

Pour ce projet, l’architecte a été comme un artisan : utiliser quelque chose pour en faire une autre.

Les pièces sont dessinées avec des points et non pas avec des lignes. L’espace est donc créé par des colonnes plutôt que par des murs. Le rythme des points s’adapte à la maison existante.

Par une ligne pointillée, sont créés des espaces ouverts et des espaces fermés, et la maison se fait par la composition des colonnes et des meubles.

 

Dans nos pays qui ne sont pas des plus doux, le climat est le problème le plus intéressant. On a le désir de faire une architecture ouverte et généreuse, mais ce n’est pas possible. Il faut alors jouer avec les matériaux pour s’exprimer.

Dans cette maison, chaque élément en lui-même est simple et direct, mais l’ensemble est un compromis. On a affaire à une négociation entre l’envie d’un espace et la réalité de la vie. Ici, l’alliance des matériaux crée une mise en scène.

 

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